FranÇais  Anglais  Neerlandais 

Artiste peintre, portraitiste à  Bruxelles

e sa
  • Portraits animaliers
  • Portraits aux crayons en  noir et blanc
  • Portraits peints sur toile

Scuptor Address : Marco, Av. des Trembles 12 - 1950 Crainhem. email : jcostamarini@gmail.com.

 

Some of Marco' artworks are visible at :

POTAARDESTRAAT 27 - 1950 KRAAINEM
brussels@anne-sophie.be
(two steps of Dumonplace in Stockel)


Marco, whose real name is Jean Costa Marini is a Frenchman retired in Belgium.
He graduated from a Parisian University and started a career in Engineering and became  a manager in industrial firms known world wide.
He travelled professionnally in Europe including Belgium where he decided to stay in 1970.
Marco is  very independent and in love with freedom.
He started his own enterprise and began his artistic creations which eventually became his passion.
Now free of all professionnal obligations he devoted his artistic sensibility to the full practice of his creations.
Marco also writes poems and published 3 of them ;  " Vers de gris ", "Eclats de vers " , and  "Vers de soie", as well as a musical accompaniement to them on the piano.

 

Le créateur

Heureux le créateur qui conçoit quelque chose,
Objet de son esprit, de son cœur, de ses mains.
Le travail achevé, alors, il se repose,
Dégustant son plaisir quand il le trouve bien.

Dans cette création, il va se reconnaître,
Tout entier contenu, comme il est d’un enfant
Qu’on présente à sa mère, à peine a-t-il pu naître,
Qui, déjà, le chérit et déjà le défend.

Est-il heureux pourtant, quand il voit que son œuvre,
S’échappe de ses mains, pour aller plaire ailleurs ?
Qu’il n’en soit pas jaloux, car c’est pour lui la preuve,
Que du fou qui l’habite, il ne doit avoir peur,

Chez l’artiste, est présent le doute en permanence,
Qu’il soit un débutant ou déjà confirmé,
C’est ainsi qu’il attend, de la reconnaissance
De l’autre, le moyen de pouvoir s’affirmer.

Il se libère alors, mais l’inquiétude reste.
À chaque fois, il doit se remettre en question,
Chercher comme un élève, hésitant et modeste,
Où peut bien se cacher encor l’inspiration.

Aujourd’hui, c’est à lui qu’elle sourit, la garce.
Chez un autre, demain, la belle frappera.
Et chacun à son tour, le dindon de la farce,
La voulant toute à lui, à son cou, se pendra.

Le plus déçu, c’est Dieu, ce créateur unique
De l’œuvre universelle. Il n’est pas satisfait !
De ce qu’il a pétri, du magma chaotique.
Génial artiste, il sait que tout n’est pas parfait.

En quelques jours à peine, il créa tant de choses,
Dont certaines pourtant, causent son désespoir.
L’homme est de celles-là ! Alors, il est morose,
Conscient qu’il avait mis en lui, beaucoup d’espoir.

MARCO

Le sculpteur

Pardonnez-moi, frères sculpteurs,
Peut-être, de vous contredire,
Moi qui ne suis qu’un amateur,
Je ne viens pas, de vous, médire.

Mais voyez-vous, si par malheur,
Sur un bout de bois, je transpire
Et, malgré toute ma sueur,
De bon, Je ne peux rien produire ;

Alors, je vais chercher ailleurs
Ce qui davantage m’attire,
Pour m’extraire de ma torpeur,
Comme : Composer ou écrire !

Mais je ne suis, pour mon malheur,
Ni poète, avec une lyre,
Ni même, hélas, compositeur
De musique, à quoi bon le dire !

Vers la sculpture, ô dur labeur !
Je m’en retourne et je soupire.
Là, je tape de tout mon coeur
Et de mes ciseaux, je déchire

Ce bois vivant, avec ardeur,

Qui, sous mes coups de masse, expire En me dévoilant ses rondeurs,
Que je n’avais osé prédire.

Et c’est ainsi que le sculpteur,
Sans bien savoir ce qu’il désire,
Vers le Beau, laissera son cœur
Guider cette main qui transpire.

MARCO